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19 octobre 2026Quand un artisan, un commerçant ou un professionnel libéral s'arrête après un accident, ses revenus ralentissent, voire s'interrompent, alors que le loyer du local, les échéances de crédit et les cotisations continuent de tomber. Ce choc financier est souvent sous-estimé. Dans cet article, nous vous expliquons ce que verse réellement la Sécurité sociale, comment se calcule votre indemnité et comment combler l'écart.
Chez Abela Assurances, nous accompagnons plus de 1 000 professionnels, et la question de la perte de revenus revient dans presque tous nos échanges.
Voyons-la ensemble, simplement.
Pas de maintien de salaire pour un indépendant : ce que ça change
Quand vous êtes à votre compte, vous n'avez pas d'employeur. Pas de fiche de paie, donc pas de salaire à maintenir. Votre revenu dépend directement de votre activité : si vous ne travaillez plus, il baisse immédiatement. La protection sociale existe, mais elle est plus légère que celle d'un salarié.
Différence entre salarié et TNS face à l'arrêt de travail
Un salarié en arrêt peut, selon son ancienneté et sa convention collective, voir son employeur maintenir tout ou partie de sa rémunération. Le travailleur non salarié (TNS), lui, ne compte que sur les indemnités de son régime obligatoire. Elles sont calculées sur ses revenus passés, pas sur ses charges actuelles. Cette différence de logique explique pourquoi l'écart peut vite se creuser.
Qui est concerné : artisans, commerçants, professions libérales, micro-entrepreneurs
Tous les indépendants ne sont pas couverts de la même façon.
Les artisans et les commerçants relèvent de la Sécurité sociale des indépendants.
Les professions libérales sont indemnisées par la CPAM, puis par leur caisse de retraite selon leur métier (la CIPAV pour les consultants, architectes ou ingénieurs, par exemple).
Les micro-entrepreneurs sont indemnisés au prorata de leur chiffre d'affaires, après abattement. Leur indemnité est donc souvent plus faible.
Sommaire
- Pas de maintien de salaire pour un indépendant : ce que ça change
- Ce que verse la Sécurité sociale des indépendants en cas d'accident
- Combien toucheriez-vous après un accident ? Le calcul de votre indemnité
- Comment compenser la perte de revenus avec une prévoyance TNS
- Comment choisir sa prévoyance d'indépendant
- En bref
- On vous accompagne gratuitement
Ce que verse la Sécurité sociale des indépendants en cas d'accident
Bonne nouvelle : vous avez droit à des indemnités journalières (IJ), c'est-à-dire une somme versée chaque jour d'arrêt. Moins bonne nouvelle : elles sont encadrées par des conditions, un délai d'attente et des plafonds.
Un point à connaître : pour un indépendant, l'indemnité est la même que l'arrêt soit dû à une maladie ou à un accident.
Les indemnités journalières du régime de base
Pour y prétendre, vous devez justifier de 12 mois d'affiliation continue, être dans l'incapacité temporaire de travailler et disposer d'un arrêt prescrit par un médecin. Vous devez aussi avoir réellement arrêté votre activité. Le montant est calculé selon une règle simple : 1/730 de votre revenu annuel moyen.
Le délai de carence avant le premier versement
La carence est le délai pendant lequel rien n'est versé. Pour les artisans et les commerçants, elle est de 3 jours. Concrètement, les trois premiers jours d'arrêt ne vous rapportent rien. Il existe quelques exceptions, par exemple lorsque l'arrêt est lié à une affection de longue durée ou prolonge un arrêt précédent.
Les plafonds et la durée d'indemnisation
L'indemnité est plafonnée : elle ne peut pas dépasser 65,84€ par jour en 2026, même avec de très bons revenus. Elle est aussi versée pour une durée limitée. Au-delà, vous n'avez plus droit aux indemnités. C'est pourquoi un arrêt long fragilise particulièrement un indépendant sans protection complémentaire.
Cas particulier des professions libérales (CPAM, CIPAV, etc.)
Pour les professions libérales, le schéma est différent. La CPAM verse des indemnités calculées sur 1/730 du revenu, du 4e au 90e jour d'arrêt. Après 3 jours de carence, vous êtes donc indemnisé pendant 87 jours. À partir du 91e jour, sans contrat de prévoyance complémentaire, plus rien n'est versé (c'est le cas des affiliés à la CIPAV). Un arrêt de plusieurs mois peut alors devenir très difficile à absorber.
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Combien toucheriez-vous après un accident ? Le calcul de votre indemnité
Plutôt qu'un exemple théorique, voici la méthode pour mesurer votre situation. Elle prend dix minutes et peut changer votre regard sur votre protection.
La formule : 1/730 de votre revenu annuel moyen, appliquée à votre propre situation
Prenez votre revenu annuel moyen retenu par la Sécurité sociale et divisez-le par 730. Vous obtenez votre indemnité journalière brute. Retirez ensuite les jours de carence pour savoir combien de jours seront réellement payés lors de votre premier arrêt. Ce calcul vous donne une première estimation, à confirmer auprès de votre caisse.
Les montants minimum et maximum par jour
Pour un artisan ou un commerçant, le résultat se situe forcément entre deux bornes : 26,33€ par jour au minimum et 65,84€ par jour au maximum en 2026. Même avec des revenus élevés, vous ne dépasserez donc pas ce plafond. Une indemnité de cet ordre ne reflète que partiellement ce que vous gagniez en travaillant.
L'écart entre vos charges et vos indemnités
C'est la question qui compte vraiment : vos indemnités couvrent-elles vos charges fixes ? Imaginons un menuisier qui se blesse à la main sur un chantier. Son atelier, son prêt et son assurance professionnelle continuent de courir, mais ses commandes s'arrêtent. Ce qu'il perçoit de la Sécurité sociale arrive après la carence, et il doit tenir en attendant.
Pour calculer votre propre écart, nos conseillers vous accompagnent gratuitement. Demandez votre comparatif gratuit en 48h et découvrez où vous en êtes.
Comment compenser la perte de revenus avec une prévoyance TNS
La prévoyance TNS est un contrat qui complète le régime obligatoire. Elle verse un complément de revenus en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès. C'est elle qui transforme une protection minimale en véritable filet de sécurité.
Garanties essentielles : indemnités journalières, invalidité, décès
Trois garanties forment la base d'un bon contrat:
Les indemnités journalières complémentaires s'ajoutent à celles de la Sécurité sociale pendant l'arrêt.
La garantie invalidité prend le relais si vous ne pouvez plus exercer normalement votre activité.
La garantie décès protège vos proches. Pour comparaison, la Sécurité sociale verse aux ayants droit d'un artisan ou commerçant actif un capital décès de 9 612€, ce qui reste limité face aux engagements d'un foyer.
Franchise, plafond et niveau d'indemnisation à comparer
Trois critères font varier fortement un contrat à l'autre. La franchise est le délai avant que l'assureur ne commence à verser. Le plafond est le maximum que vous pouvez percevoir. Le niveau d'indemnisation est la part de vos revenus effectivement couverte. Un contrat peu cher avec une longue franchise peut vous laisser sans rien durant la période la plus délicate. C'est pourquoi nous comparons ces paramètres avec vous, offre par offre.
Prévoyance Madelin : la déductibilité fiscale
Le contrat Madelin permet, pour un indépendant imposé au réel, de déduire les cotisations de prévoyance de son bénéfice imposable, dans des limites fixées par la loi. Vous réduisez ainsi le coût réel de votre protection. Les plafonds évoluent régulièrement, nous les vérifions donc avec vous au moment de la souscription. Retrouvez le détail sur notre page prévoyance indépendant.
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Comment choisir sa prévoyance d'indépendant
Choisir sa prévoyance d'indépendant, ce n'est pas cocher une case : c'est ajuster une protection à votre vie réelle.
Définir son besoin selon ses charges et sa situation familiale
Posez-vous trois questions. Quelles charges devez-vous absolument couvrir chaque mois ? Qui dépend de vos revenus (conjoint, enfants) ? Combien de temps pourriez-vous tenir sans activité ? Vos réponses donnent le niveau d'indemnisation à viser. Un indépendant célibataire sans crédit n'a pas les mêmes besoins qu'un chef de famille propriétaire de son local.
Les pièges à éviter (exclusions, définition de l'accident, délais)
Lisez trois éléments avec attention. Les exclusions listent les situations où le contrat ne paie pas. La définition de l'accident varie selon les assureurs et peut exclure certains cas. Enfin, les délais (franchise, délai d'attente après la souscription) conditionnent le moment où vous êtes réellement couvert. En cas de doute, demandez-nous conseil : avec 20 compagnies partenaires, nous comparons pour vous, sans engagement.
En bref
Le maintien de salaire n'existe pas pour un indépendant : votre protection repose sur des indemnités calculées sur vos revenus passés, plafonnées et précédées d'un délai de carence. Pour que votre activité résiste à un accident, la prévoyance fait toute la différence.
On vous accompagne gratuitement
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Nous accompagnons les travailleurs indépendants depuis 30 ans.
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